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Texte de Zaina Jones, Campinas -Bresil, 3 décembre 1999 C'est séparés par des milliers de kilomètres et regardant chacun notre écran que notre relation virtuelle a pris forme. Pas de "chat" entre nous ... que des souris et des clés en différé. Homo Antes Marcel Gagnon, est avant tout un pastelliste. Les critiques l'ont surnommé «le peintre de l'atmosphère et le poète de la lumière» tant il sait les exprimer avec âme. Sensibilité à fleur de peau, vision "troisième oeil" et esprit "scannant" inlassablement la réalité sont devenus les vertus qu'il reçut en héritage. Ce créateur d'atmosphère et de lumière, aussitôt né, tomba dans sa potion magique : la peinture! Son père, excellent coloriste, lui fit cadeau d'un spectre royal à la naissance .... le spectre des couleurs. Ainsi, l'enfant commença son initiation. Pour aiguiser sa perception et ses talents d'alchimiste, son père lui donnait des échantillons de couleurs afin qu'il les reproduise. Puis pour exercer sa patience, son tempérament et sa curiosité, le maître refaisait devant l'élève le même exercice en utilisant d'autres mélanges et démontrer par ce jeu, que tous les chemins mènent à Rome. Pour l'enfant, un cadre était créé ... une passion était déclenchée. Homo Classico À quatorze ans, l'artiste vécut un rite de passage important. Son père, jusqu'à lors son seul maître, l'envoya étudier avec le frère Jérôme afin de réaffirmer son expression artistique. Peu de temps après, il entreprit des études académiques par correspondance au Famous Artist School (U.S.A) dont les correcteurs étaient les plus grands professeurs et artistes américains de l'heure. En 1968, il rencontre Georges Galipeau et découvre du même coup, le milieu journalistique. Il exécute des caricatures pour quelques hebdomadaires et réalise des décors de scène. Il ouvre ensuite sa maison de décoration qu'il garde jusqu'en 1988, moment du second rite de passage. Marcel Gagnon se trouve à une croisée de chemins devant un choix à faire : l'or ou l'art! Il choisit la bonne route mais certes pas la plus facile. L'homme avait pris la décision de s'en remettre aux mains de l'artiste. En janvier 1997 désireux d'aller plus loin dans sa démarche artistique, il s'inscrit à l'Institut Demers de Longueuil pour suivre des cours de graphisme. De numéro "1" en arts visuels il tombe à "0" en système binaire. Peu de temps après, un dec et une souris en poche, il s'inscrit à la Télé-université. Il y apprend les rudiments d'Internet et développe une passion pour le multimédia. L'Homo Techno Novo est au stade embryonnaire. Poursuivant sa démarche à la Télé-Université, il s'inscrit en 1999 au cours Arts et Nouvelles Technologies avec Jacques Bordier comme directeur pédagogique. On retrouve Louise Poissant professeure à l'UQAM comme importante collaboratrice de ce cours. Il est dans son élément : réalité virtuelle, simulation, téléprésence et cyberespace deviennent son atmosphère. Zoetíca réclame la vie. Homo Techno En troquant ses pastels pour une souris, notre artiste
a voulu repousser ses limites. Il refuse Poème technologique en pixels, Zoetíca est la relativité, la recherche du temps perdu, le miroir cassé. Homo & Anima Marcel Gagnon génère de la chaleur humaine et récolte l'affection et l'appréciation de tous. Il a choisit les arts visuels .. il aurait pu être poète car la plume lui obéit aussi bien que la craie. D'une extrême sensibilité, il parvient à circonscrire les ténèbres et à y installer de la lumière. La créativité lui sort par les pores de la peau et il transpire la sérénité d'un être qui suit paisiblement le cours de sa destinée, le mouvement de la vie. D'un extérieur secret et détaché, il est toutefois un grand romantique et chaque marque d'affection, aussi petite soit elle, le bouleverse. Il a aussi ce merveilleux talent pour l'écoute des autres, de la nature et de soi. C'est un amoureux ... de la Vie et de la Liberté. Il dispose d'une incroyable réserve d'énergie et son esprit vif et attentif est constamment aux aguets d'une proie. Il la traitera tour à tour avec humour, amour et passion. Il est généreux, sincère et vrai. Il détient le pouvoir d'aller dans l'au-delà, au delà de l'illusion ... à l'essentiel. Marcel Gagnon ne demande qu'une grâce : vivre pleinement. Et pour lui, cela signifie Créer. |
Notes biographiques:
| Marcel Gagnon est né
le 13 novembre 1942 à Montréal. Il demeure dans la région
de Mont-Saint-Hilaire depuis 1970. Il est membre de l'Institut des Arts
Figuratifs (IAF) ainsi que du Regroupement des Artistes en Arts visuels
du Québec (RAAV). Son nom figure dans plusieurs livres d'art.
Zaina Jones, née Yolande Pieyns à Winnipeg (de parents belges), habite le Brésil depuis maintenant un an. élevée à Saint-Hilaire, puis exilée dans la région de Montréal, elle fut tour à tour : étudiante au cégep du Vieux-Montréal (lettres françaises - 1971), étudiante à Vincent d'Indy (piano classique - 1973) caissière au Château, journaliste et rédactrice en chef pour les Publications Péladeau (à l'époque), attachée de presse de Lucien Francoeur et compositeure (1975), secrétaire exécutive (où elle épousa son ingénieur de patron - 1981), étudiante à l'université de Montréal en éducation (1985) et enseignante en Techniques de bureautique au cégep André-Laurendeau (1987). Elle plaça sa carrière de prof sur une tablette pour suivre son mari dans ses élucubrations professionnelles (1998). Peu de temps après son arrivée à Campinas, c'est en écrivant le récit de ses aventures quotidiennes que Zaina s'est révélée à elle. Puis, à la suite d'un enlèvement, le nom de Jones lui fut donné spontanément par Marcel Gagnon. Elle écrit dorénavant sous ce pseudonyme. Elle étudie présentement au Diplôme d'études supérieures spécialisées en Formation à distance (études de 2e cycle), sous la responsabilité de Pierre Gagné, à la Télé-Université. Elle vit réellement dans une jungle tropicale avec son mari et ses deux ados et ... virtuellement avec le reste de la planète. |