17e édition de l’Expo-concours de La Prairie

4 octobre 2008

Dans le but de promouvoir les arts visuels, la Ville de La Prairie prépare la 17e édition de son Expo-concours. Cet événement culturel s’adresse aux artistes peintres et sculpteurs, d’ici et d’ailleurs. L’événement est une occasion unique tant pour les artistes non professionnels que professionnels de se faire connaître d’un large public.

[Détails PDF]

DATES À RETENIR

Le dépôt des oeuvres se fera le samedi 15 novembre 2008 entre 9 h et 17 h, autant pour les peintres que pour les sculpteurs.

Endroit : Complexe Saint-Laurent500, rue Saint-Laurent à La Prairie

SOIRÉE SPÉCIALE

Vernissage et dévoilement des prix remis par le jury

Le vendredi 21 novembre 2008 à 19 h

EXPOSITION

Les 22 et 23 novembre de 13 h 30 à 16 h 30

du 24 au 26 novembre de 13 h à 20 h 30

et le 27 novembre de 13 h à 18 h

Pour plus de renseignements :

Téléphone :450 444-6700

Télécopieur : 450 444-6708 

Courriel : loisirs@ville.laprairie.qc.ca

La poésie au Théâtre d’été de St-Ours

3 octobre 2008

Monsieur Yves Nolin, du Théâtre d’été de Saint-Ours convie la population au Lancement de la revue Carquois, une soirée des plus passionnées, au Café-Théâtre du Théâtre d’été de Saint-Ours le 10 octobre prochain à 20h.

Cette soirée est la première rencontre de l’année poétique de Carquois où poètes et poétesses, musiciens et chanteurs se succéderont pour y présenter leurs œuvres pour votre plus grand plaisir.

L’entrée pour le récital de poésie est gratuite.

Venez rencontrer les colporteurs de poésie et leurs amis (es).

Le Théâtre d’été de Saint-Ours est situé au 2555, Rang du Ruisseau Sud à Saint-Ours-sur-Richelieu. Pour informations, contactez le 450-785-2732.

Bienvenue à tous !

Carquois est un organisme à but non lucratif qui compte parmi ses abonnés une cinquantaine d’auteurs de tous niveaux qui contribuent régulièrement à sa revue de poésie.  La plupart de ces auteurs proviennent de la Montérégie et du Centre du Québec et un certain nombre d’un peu partout au Québec et d’Europe francophone. Carquois organise des soirées poétiques où les poètes professionnels et amateurs peuvent réciter leurs œuvres devant public. Ces rencontres se déroulent dans diverses municipalités de la Montérégie et du Centre du Québec. Pour plus de renseignements : carquois@hotmail.com.

 Fondé en 1972, le Théâtre de Saint-Ours est un lieu notable de la culture dans la région du Richelieu. Sans relâche depuis 35 ans, pièces de théâtre, soirées de musique, poésie, chansons et spectacles de danse de grande qualité ont été présentés. Pour plus de renseignements, contactez Yves Nolin au 450-785-2732.

Créations-sur-le-champs - Land art Mont-Saint-Hilaire 2008

2 octobre 2008

Ayant connu un véritable succès l’an dernier, l’événement Créations-sur-le-champ land art Mont-Saint-Hilaire est de nouveau présenté par la Ville de Mont-Saint-Hilaire du 15 au 19 octobre prochain dans le verger du Pavillon de la pomme. Des nouveautés sont proposées aux visiteurs pour 2008… une façon écologique, unique et artistique de profiter de la saison de la pomiculture ! Seul événement du genre présenté dans la région, cette manifestation culturelle de land art, qui repose sur le principe de sortir l’art des musées et de créer des œuvres d’art à partir de composantes de la nature et de matières brutes, fait sourire et réagir. Cette année, 13 artistes professionnels d’ici et d’ailleurs au Québec se laisseront inspirer par l’ambiance d’un verger hilairemontais et par la vue imprenable sur la montagne. Ce sont : Armand Vaillancourt, Marc Bergeron et France Provencher, Diane Boudreault, Michel Brunet, Thérèse Chabot, Yves Dalpé et Daniel Levasseur, Tania Lebedeff, France Malo, Christopher Varady Szabo, Thierry Vigneault et Chantal Christin.

Parmi les autres nouveautés, M. Armand Vaillancourt, peintre- sculpteur de renom, reviendra à titre de porte-parole de l’événement et se commettra également comme artiste de land art. De plus, les visiteurs pourront voter pour leur œuvre «Coup de cœur». Une bourse sera attribuée à l’artiste ayant charmé le plus grand nombre.

La création s’amorcera le mercredi 15 octobre pour se compléter le dimanche 19 octobre. Durant cette période, les artistes seront sur place pour rencontrer et échanger avec les visiteurs. Les œuvres demeureront dans le verger jusqu’à la tombée des premières neiges.

Rappelons que plus de 4 000 visiteurs ont admiré la dizaine d’œuvres à l’occasion de la première édition en 2007. Cet événement est rendu possible grâce à la collaboration de partenaires dont Arts Station, le Pavillon de la pomme et La Piazzetta de Mont-Saint-Hilaire.

Une exposition des œuvres de Armand Vaillancourt «Sculpture de masse» sera présentée au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire à compter du 5 octobre. L’artiste de land art Michel Depatie présentera aussi «Capteurs de rêve», une exposition organisée à La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire jusqu’au 26 octobre. Créations-sur-le-champs land art Mont-Saint-Hilaire 2008, du 15 au 19 octobre 2008 - Exposition et création au pavillon de la pomme au 1130, boul. Sir-Wilfrid-Laurier. Information: 450.467.2854 ou http://www.ville.mont-saint-hilaire.qc.ca/

Entrée libre.

Lancement du volume Contes, légendes et récits de la Montérégie

30 septembre 2008

C’est le jeudi 9 octobre qu’aura lieu à la Maison amérindienne, sur la Montée des Trente, à Mont-Saint-Hilaire, le lancement de l’ouvrage de Pierre Lambert,Contes, légendes et récits de la Montérégie. Il s’agit d’un ouvrage considérable de plus de 675 pages qui contient près de 90 récits de tous les coins de la région et le secteur de Beloeil - Mont-Saint-Hilaire est choyé.

Le lancement, à 17 hres,  est ouvert à tous et le livre sera mis en vente à un prix spécial. L’événement sera suivi d’un spectacle de contes gratuit vers 18 hres.

Bienvenue à tous !

La grande artiste automatiste FRANÇOISE SULLIVAN et le peintre et vidéaste de renom MARIO CÔTÉ de passage à la Maison Villebon!

29 septembre 2008

À l’occasion du soixantième anniversaire de Refus global et de Danse dans la neige, la Maison Villebon de Beloeil a l’immense honneur de recevoir une très grande artiste comptant parmi les signataires du célèbre manifeste automatiste et parmi les plus grands artistes de l’histoire de l’art canadien, Françoise Sullivan, en compagnie du peintre et vidéaste de renom, Mario Côté, lors d’une Ciné-causerie thématique gratuite et ouverte à tous qui aura lieu le jeudi, 9 octobre à 19h30.

Le 27 février 1948, quelques mois avant la parution de Refus global, manifeste automatiste rédigé par le peintre hilairemontais Paul-Émile-Borduas et dont elle est signataire, Françoise Sullivan réalise au cœur du mont Saint-Hilaire une chorégraphie inusitée intitulée Danse dans la neige.  Cette chorégraphie majeure, maintenant passée à l’Histoire, devait constituer l’un des piliers de l’évolution de la danse moderne au Québec.

«À l’époque le projet est fixé sur pellicule 16 mm. Malheureusement, le film ne sera jamais monté, la pellicule ayant été perdue. De cette chorégraphie interprétée par Françoise Sullivan, nous ne disposons que d’une vingtaine de photographies prises par Maurice Perron, ami des Automatistes. Ces images témoignent de cet événement fondateur et font la preuve de la singularité d’une approche de la danse, ouvrant le chemin à plusieurs générations d’artistes de la performance.», mentionne l’historienne de l’art Nicole Gingras dans le catalogue du 25e Festival international du film sur l’art en 2007.

Soixante ans plus tard, Françoise Sullivan s’associe à Mario Côté, peintre et vidéaste, pour reprendre son projet et lui donner un nouveau souffle. Avec lui, elle co-réalise une vidéo intitulée Les Saisons Sullivan, dans laquelle le projet chorégraphique d’origine, qui comportait déjà une référence à deux saisons, s’élargit et se décline sur quatre saisons.

«Il ne s’agit pas à proprement parler d’un retour sur une œuvre disparue, mais plutôt d’un déplacement dans le temps d’une œuvre dansée (…). Première collaboration entre deux peintres fascinés par le mouvement :Françoise Sullivan, peintre connue pour sa passion pour la danse et Mario Côté, connu pour ses vidéos et vidéos peintures, Les Saisons Sullivan est une œuvre unique. (…).Tous seront renversés par la dimension intemporelle de la chorégraphie qui nous est donnée à observer. (…). La vidéo co-réalisée par Françoise Sullivan et Mario Côté est une œuvre de mouvements dans la lumière. (…) Les références à l’histoire de l’art et aux peintres québécois foisonnent. L’œuvre révèle également l’attachement de Françoise Sullivan à des lieux qui ont marqué son histoire personnelle.», ajoute Nicole Gingras.

Parmi les lieux qui ont marqué Françoise Sullivan, on compte les principaux au cœur même de notre région, soient : le mont Saint-Hilaire, Beloeil et la rivière Richelieu, notamment… 

Une occasion unique de rencontrer Madame Sullivan et de voir jusqu’où ces lieux qu’elle connaît si bien l’ont portée. Suite à la projection, Madame Sullivan et Mario Côté échangeront avec le public sur leur œuvre et sur l’histoire qui l’a précédée, laquelle s’inscrit pleinement dans la grande Histoire de l’Art d’ici.

Une Ciné-causerie présentée par la Maison de la Culture de Beloeil ouverte à tous et gratuite. Places limitées. Premiers arrivés, premiers assis. *

 *Les Beloeillois(es) désirant s’assurer d’une place peuvent se prévaloir de laissez-passer prioritaires sur présentation d’une preuve de résidence. Nombre limité.

Détails à la Bibliothèque municipale.

Un nombre de places limité est toujours disponible à la porte.

INFORMATION : www.beloeilsurlaculture.blogspot.com et 450 467-7872

Le Cinémascope reçoit Françoise Sullivan et Mario Côté

Jeudi, 9 octobre à 19h30

À la Maison Villebon

630, rue Richelieu

Beloeil *voisine de la Bibliothèque et du Centre culturel

Le 24e Festival International de la Poésie de Trois-Rivières

26 septembre 2008

Ce fut le 3 septembre, en présence de nombreux invités, que le président du Festival International de la Poésie, monsieur Gaston Bellemare, et la directrice générale, madame Maryse Baribeau, dévoilaient la programmation de la 24e édition du Festival. Du 3 au 12 octobre 2008, la poésie habillera sa capitale Trois-Rivières et le quotidien de tous ses citoyens et des nombreux touristes qui viendront se joindre à la fête. Pour rendre hommage au grand poète disparu il y a 20 ans, c’est un vers de Félix Leclerc qui portera les couleurs de l’événement « Le paysage finit toujours sur ton visage ». Le Festival, c’est dix jours de poésie, 400 activités, 100 poètes, 30 pays représentés provenant des cinq continents.

« Cette année, le public est invité à 85 repas-poésie, 27 apéros et scotch-poésie, 34 ateliers d’écriture, 51 magnifiques expositions présentées par les galeries d’art et les bibliothèques, 2 Grandes Soirées de Poésie Quebecor, 4 soirées « Érotisme et poésie », 1000 poèmes qui flottent sur la corde à poèmes, de nombreuses lectures-poésie, spectacles-poésie, Jazz Vin Poésie, musique du monde et poésie d’ailleurs et plus encore … De nouveaux partenaires se sont joints au Festival bonifiant encore l’offre d’activités.

Pour cette 24e édition, le public pourra entendre des poètes de l’Australie, la Belgique, le Bénin, le Cameroun, la Chine, l’Espagne, la France, Haïti, l’Irlande, la Martinique, le Mexique, la Norvège, la Nouvelle-Calédonie, le Pérou, la Roumanie, la Russie, le Sénégal, la Slovénie, la Suisse, l’Uruguay, la Colombie-Britannique, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et bien sûr, de nombreux poètes québécois.

Quelques nouveautés seront au rendez-vous en 2008. Le dimanche 12 octobre se transforme en un dimanche en musique et poésie. « Musique du monde et poésie d’ailleurs » fera découvrir le doux mélange des notes et des mots du monde lors d’un pique-nique poésie et d’un apéro-poésie dans le foyer de la Maison de la culture de Trois-Rivières. Pour sa part, l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, en collaboration avec le Festival, présentera « Cinq continents en poésie et en musique » sous la direction de Jacques Lacombe. Les voix des poètes et des compositeurs de tous les continents se métisseront lors de ce concert unique présenté en clôture du Festival.

De nombreuses expositions attireront également les regards du public. Entre autres, Entrez chez Lasnier, une rétrospective de l’œuvre de l’artiste Raymond Lasnier soulignera le 40e anniversaire du décès de l’artiste au Centre d’exposition Raymond-Lasnier, à la Galerie d’Art du Parc et au musée Pierre-Boucher.

D’autres activités attendent les amateurs de poésie, le Moulin seigneurial de Pointe-du-Lac rendra hommage à quelques poètes disparus en cours d’année, des journalistes et animateurs des médias livreront de la poésie lors de la soirée Médias et Poésie, Télé-Québec participera à l’événement en consacrant au Festival une édition complète de son émission Ça manque à ma culture, le Regroupement des éditeurs canadiens-français lancera deux livres de deux auteurs ontariens qui ont remporté le prix Trillium et le Prix de poésie Trillium de poésie en Ontario francophone.

C’est en 1985, un an après la création de la Fondation Les Forges, que le Festival International de la Poésie voit le jour à Trois-Rivières. C’est d’ailleurs lors de cette première édition que Félix Leclerc, grand chansonnier et poète québécois, alors invité d’honneur, déclara Trois-Rivières Capitale de la Poésie. Depuis, une multitude de prix, tant nationaux qu’internationaux, sont venus saluer la grande qualité de l’événement. Rappelons que le Festival a remporté le Merit Award in special events and promotion, qui récompense les plus belles initiatives d’animation urbaine en Amérique du Nord en 2005, pour, entre autres, sa promenade de la poésie. Deux villes se partageaient le prix ex aequo, Trois-Rivières et Los Angeles.

Pour les poètes de ce monde, dire leurs poèmes à Trois-Rivières constitue une récompense, une reconnaissance de leur travail. Trois-Rivières les fait rêver, leur donne enfin un public qui les écoute et les aime, tel que le démontrent les nombreux témoignages reçus.

Le Festival International de la Poésie est présenté par Quebecor en collaboration avec le Conseil des arts du Canada, le Conseil des arts et des lettres du Québec, Patrimoine canadien, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le ministère du Tourisme et le ministère des Relations Internationales du Québec ainsi que la Ville de Trois-Rivières. « Cette grande fête de la poésie ne pourrait être possible sans l’extraordinaire collaboration et le soutien de nos partenaires financiers et de nos collaborateurs » a conclu M. Bellemare. »

http://www.fiptr.com/

LA CULTURE EN CES TEMPS DE COUPURES, EN CES TEMPS D’ÉLECTIONS

25 septembre 2008

Quelque chose s’est déréglé. Une gouvernance saine ne s’amuse pas à déstabiliser les gens, à enrager un groupe important de la société. Une gouvernance responsable fait preuve de sagesse et de tempérance. Mais voilà, si pour plusieurs l’union fait la force, pour d’autres, la division est une stratégie pour s’accaparer le pouvoir. Diviser pour mieux régner. Si nécessaire, on ira jusqu’à nourrir un sentiment de haine envers un groupe particulier de la société. Au fédéral, pendant que le Parti conservateur regroupe l’ensemble des valeurs de droite, les valeurs libérales quant à elles — libérales au sens littéral —,  se retrouvent au sein de plusieurs partis politiques. Dans ce contexte, la division du vote favorable à des valeurs libérales ne sert pas la cause de la culture et des arts.

L’homme Harper n’est que le symbole d’une chose plus importante que la personne en soi. Le mandat de l’homme, Harper, ne durera qu’un temps. Plus important et plus durable est la mentalité qui porte au pouvoir ce type d’individu, et donc, c’est à ce type de mentalité qu’il faut s’intéresser pour mieux la comprendre dans l’espoir d’établir sur des bases solides et à long terme, l’harmonie entre les citoyens. Et pour construire les bases de cette harmonie, il nous faut un liant, un sens à nos actes, un sens à notre vie, en bref, une culture. Et pour favoriser cette harmonie, concrètement, il faut un soutien à la culture et aux arts de la part de l’État.

Pour se regrouper, rien de mieux qu’un ennemi commun.

Merci M. Harper.

D’autre part, merci Monsieur Harper. C’est grâce à vous que le milieu culturel est plus uni que jamais. Toujours, on le sait, ces artistes et ces artisans de la culture, au lieu de s’unir, se confrontent tellement leurs idées sont riches, complexes et articulées. Toujours, il y a ces désaccords qui caractérisent les échanges de ces créateurs, de ces intellectuels, de ces curieux, de ces connaisseurs, de ces lecteurs, de ces spectateurs, de ces êtres qui ont la force, la chance, le courage, le temps et l’argent de s’offrir ce qu’il y a de plus grand en l’humain, et j’ai nommé, tout ce bagage d’inutilités qui nous caractérisent : connaissances, art, culture. Et toutes ces choses inutiles, pourquoi les soutenir, moralement, financièrement? Voilà ce qu’une portion de la population votante se demande. La réponse est courte et simple : parce qu’un pays sans art et sans culture n’en n’est pas un. Un tel pays est appelé à disparaître au profit des autres cultures qui s’y introduisent. Certes un pays se doit d’être assez riche pour se permettre de voir les foules se diriger vers les salles de spectacles, les librairies et les musées. Et nous le sommes suffisamment riches. Nous sommes suffisamment riches pour soutenir les arts et la culture au Québec et au Canada. Ce n’est donc pas une question d’argent, mais plutôt de valeurs qui motivent les conservateurs. Ces budgets coupés sur le dos des arts et de la culture ce sont des miettes en proportion des budgets dont le gouvernement a la responsabilité. Alors pourquoi s’en prendre aux artistes, aux travailleurs culturels, aux amateurs d’art et de culture? Pourquoi? Pour promouvoir des valeurs traditionnelles et canadiennes que l’on ne reconnaît plus dans les réalisations des artistes d’aujourd’hui? Les artistes, en ce sens, seraient trop incontrôlables, trop libres. Il me semble entendre, il me semble comprendre, que la motivation des conservateurs, bien au-delà du Parti conservateur, dans cette chasse aux artistes, adresse un message sans équivoque à ceux-ci : vous êtes trop libres, et ça, nous ne pouvons le supporter. Contrôle. Censure. Valeurs conservatrices.

L’art, avant tout, c’est l’intelligence et l’émotion dans des proportions variables. L’art, c’est l’actuel, mais c’est aussi ce qui traverse les époques. L’art, c’est une industrie parce que nous vivons dans une époque industrielle. L’art, c’est plus que l’industrie. L’art, c’est cette inconnue qui nous rappelle qu’un jour nous avons commencé, entre autres, à enterrer nos morts. Et pourquoi, au fait? Et pourquoi ces préoccupations autour de la mort, de la vie, de la destinée de l’humain? Des choses inutiles, comme l’art, et si l’on mettait un bulldozer là-dedans, pour détruire toutes ces choses inutiles? Où s’arrête cette logique de la destruction de l’inutile qui pourtant caractérise ce qu’il y de plus grand chez l’humain? Peut-être s’arrête-t-elle aux prochaines élections. Peut-être s’arrête-t-elle au bras d’un ami, à la table d’un café. Peut-être s’arrête-t-elle à la lecture d’un livre, à l’appréciation d’une œuvre d’art, à l’écoute d’une voix insoumise…

Tant qu’à y être

Puis, tant qu’à y être, pourquoi ne pas éliminer la jouissance, puisque c’est elle la perturbatrice de l’ordre établi chéri par les conservateurs? En somme, les fabricants d’art et de culture, qu’offrons-nous à voir, à entendre, à sentir? Sous la forme de représentations théâtrales, d’œuvres littéraires, d’art contemporain, de métiers d’art, de poésie, de danse, etc., nous proposons des moments de jouissance, des instants de plaisir, des morceaux de bien-être, des instants lumineux, des étincelles de vérité aux effets parfois cathartiques. De l’inutile?

Cette logique d’une jouissance sous contrôle, nous la connaissons depuis longtemps, nous du milieu des arts et de la culture, mais voilà qu’elle se durcit depuis quelques années. Dans la foulée et en retard sur les États-Unis — dans la queue d’une comète qui s’éteint, souhaitons-le —, nos gouvernants conservateurs canadiens font la chasse à la jouissance. À bas la jouissance, vive la reddition de compte. Un beau programme! Contrôle, reddition, censure. En ce moment, on teste l’électorat, on nous teste, nous les Québécois, nous les Canadiens, sur le dos des artistes et des travailleurs culturels. Au profit du Parti conservateur, de fins stratèges  mesurent, pèsent, observent. Si nous acceptons ce contrôle croissant et cette censure, où cela va-t-il  s’arrêter? Aux prochaines élections fédérales, le 14 octobre 2008?

 Marcel Blouin

Président du Conseil montérégien de la culture et des communications

 Source :

Jacinthe Barabé

Agente de recherche et de communication

CMCC

(450) 651-0694 poste 223

sans frais : 1 877 651-0694 p.223

cmns@culturemonteregie.qc.ca

www.culturemonteregie.qc.ca

Exposition de Johanne Blaquière du 28 septembre au 6 novembre 2008

25 septembre 2008

Les mardis, jeudis et dimanches de 14h00 à 16h00

Vernissage le, 5 octobre, de14h00 a 16h00

Galerie Pierre-Meunier à l’Hôtel de Ville de Saint-Charles-sur-Richetieu,

405 chemin des Patriotes

Soirée de contes au Presse-Café

24 septembre 2008

Le Cercle des conteurs du mont Saint-Hilaire vous invite à sa Veillée de contes au  Presse Café, 365, boul. Laurier, Mont-Saint-Hilaire (Les Promenades de Savoy) vendredi 26 septembre 2008, à 19h30. Et c’est gratuit!

 Programme

19h 30 : Ouverture de la saison! Bienvenue

Pierre Lambert : Le curé qui faisait pleuvoir

Kees Vanderheyden : Les trois ombres

Albert Simon : Le pêcheur de la mer intérieure

Nicole Lemay : Le génie du rocher Percé

Nadyne Bédard : Le mari confiant

20h 30 – 20h 45 : Pause détente

Le banc du conteur : Que celui ou celle qui veut conter se lève!

Marie-Pier Fournier : Un conte sans queue ni tête…

Ariane Labonté : Québec - Champlain

Paul Savard : Le trésor des Kirouac

Albert Simon : Je ne sais pas

Portes ouvertes à la Maison Villebon lors des Journées de la Culture

24 septembre 2008

Le samedi, 27 septembre de 10h à 17h, la Maison Villebon de Beloeil ouvre ses portes à tous dans le cadre des Journées de la Culture. À cette occasion, divers organismes beloeillois exposeront le fruit de leur travail. Les visiteurs pourront voir les œuvres de L’Atelier libre de peinture de Beloeil, de l’Association des Tisserands de Beloeil et une présentation de la Société d’Histoire de Beloeil-Mont-Saint-Hilaire. Seront aussi présentés des récitals de poésie ainsi qu’une conférence donnée par M. Pierre Gadbois à 13h30, sur les origines et l’histoire de la Maison Villebon. Des artistes de l’Atelier du vitrail de Beloeil viendront également présenter leurs oeuvres et faire des démonstrations de leur art. La Maison Villebon est située au 630, rue Richelieu à Beloeil, à côté de la Bibliothèque et du Centre culturel.

OUVERT À TOUS!

GRATUIT!

Aucun laissez-passer nécessaire.

Bienvenue chez vous!