Archive pour la catgorie ‘Patrimoine’

J’épie … le maïs

Dimanche 10 août 2008

«J’épie… le maïs». Tel est le titre, sous forme d’un clin d’œil, que La Maison amérindienne a donné à son exposition estivale sur le savoir faire agro-alimentaire des Premières nations qui occupaient la Vallée-du-Richelieu. Cette exposition saisonnière a vu le jour en 2007 grâce à une contribution financière de la caisse populaire du Mont-Saint-Hilaire.

Pour commémorer l’importance de cette plante venue du sud-est de Mexico et qui a migré vers le nord du continent en suivant le réseau hydrographique, La Maison amérindienne a remis au goût du jour cette activité ancestrale qu’est la fête du maïs.

Cette manifestation annuelle réalisée cette année en collaboration avec la ville de Mont-Saint-Hilaire, sous la présidence d’honneur du maire, Michel Gilbert, se tiendra le samedi 23 août 2008 de 17 h à 19 h, sur le site de l’érablière de la montée des Trente à Mont-Saint-Hilaire. Épluchette de blé d’inde, soupe de maïs, beignets au maïs et à l’érable, banique, gâteau au maïs et millet et autres mets à base de maïs régaleront les gourmets. Le coût pour manger des épis de maïs sera de 5 $ et comprendra l’entrée au musée pour visiter les expositions. Pour les autres mets, une petite contribution sera demandée sur place. La Maison amérindienne possédant un permis d’alcool, vous pourrez apporter votre boisson.

La Maison amérindienne présente deux autres expositions: leSalon Riopelle où sont présentées des œuvres du plus grand peintre contemporain du Québec, mais aussi, les objets personnels qu’il affectionnait et qui nous montrent son intérêt pour les autochtones.

La deuxième exposition, intitulée Plumasserie, a été réalisée en collaboration avec le Musée de la civilisation de Québec. Elle met en valeur l’utilisation des plumes par les Indiens d’Amazonie et l’importance de cet art plutôt masculin. Deux artistes contemporains prennent également part à cette exposition: la photographe Eva Quintas, qui a fait des montages photographiques percutants et très colorés, intitulés Tactiques de résistance et Claudia Berna, qui présentera son installation vidéo-performance Chamanika urbana où plumes, roches et maïs font référence à la culture précolombienne. Les artistes organisent d’ailleurs une rencontre pour tous de 16 h à 17 h 30, avant l’épluchette. Pour information ou réservation pour la fête du maïs, appeler au 450.464.2500.

Le Fort-Chambly s’endimanche

Samedi 2 août 2008

Demain ce dimanche 3 août, le lieu historique national du Canada du Fort-Chambly présente, de 13 h à 17 h, l’activité Petits objets, grande histoire, dans le cadre du Mois de l’archéologie. Sur place, Diane Lebrun, une spécialiste des collections de Parcs Canada pour le Québec, propose un fascinant voyage dans le temps grâce à de nombreux objets provenant de fouilles archéologiques. À partir d’une imposante collection d’artéfacts, les visiteurs découvrent l’évolution d’objets de la vie quotidienne au fil des siècles. L’origine de certains articles, tels que les ustensiles de table, la vaisselle, les dés à coudre ou à jouer et les articles de toilette, peuvent remonter aussi loin qu’au XVIIe siècle. L’activité permet de reconstituer l’histoire de ces objets tout en s’initiant aux us et coutumes de leurs propriétaires à leur époque.Organisé par le réseau Archéo-Québec, le Mois de l’archéologie offre une grande variété d’événements voués à mieux faire connaître l’archéologie au Québec. Plus de 50 sites archéologiques et musées à travers la province proposent des activités passionnantes pour toute la famille. On trouvera tous les détails sur le site Internet www.moisdelarcheo.com . Entrée: adulte, 5,65 $, enfant (6 à 16 ans), 2,90 $, aîné, 4,90 $ et famille, 14,20 $. Le musée du Fort Chambly est présentement ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h.

Visitez les sites historiques et les musées de la Montérégie

Mercredi 23 juillet 2008

Centrale hydroélectrique de BeauharnoisBeauharnois (Melocheville)

Parc archéologique de la Pointe-du-Buisson Beauharnois (Melocheville)

Bedondaine & Bedons Ronds Chambly

Lieu historique national du Canada du Fort Chambly Chambly

Maison Lenoblet-du-Plessis Contrecoeur

Moulin Chaput de Contrecoeur (1742)Contrecoeur

Lieu historique national du Canada de Coteau-du-Lac Coteau-du-Lac

Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Châteauguay Howick

Société d’histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine La Prairie

Centre Marie-Rose Longueuil

Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue - Chapelle Marie-Rose Longueuil

La Maison amérindienne Mont-Saint-Hilaire

Musée des beaux-arts de Mont-Saint-HilaireMont-Saint-Hilaire

Parc historique de la Pointe-du-Moulin Notre-Dame -de- l’Île-Perrot

Muséobus, le musée des enfantsOtterburn Park

Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes Rigaud

Sucrerie de la Montagne Rigaud

Les Douceurs d’Aurélie Rougemont

Centre d’interprétation du site archéologique Droulers / Tsiionhiakwatha Saint-Anicet

Coopérative académique du Québec (COOPAQ) Saint-Césaire

Exporail, le Musée ferroviaire canadien Saint-Constant

Maison nationale des Patriotes Saint-Denis-sur-Richelieu

Musée du Fort Saint-Jean Saint-Jean-sur-Richelieu

Musée du Haut-Richelieu Saint-Jean-sur-Richelieu

Centre d’interprétation Il était une fois… une petite colonie Saint-Jean-sur-Richelieu ( L’Acadie)

Chouette à voir ! Saint-JudeMusée du costume et du textile du Québec Saint-LambertLieu historique national du Canada du Canal de Saint-Ours Saint-OursMonument à Madeleine de Verchères et Moulin banal Verchères

André Michel expose à la galerie Linda Verge de Québec

Samedi 5 juillet 2008

«J’aurai ta peau», tel est le  titre de l’exposition que le peintre ethnographe André Michel présentera  jusqu’au 3 août 2008 à la Galerie Linda Verge de Québec  à l’occasion des fêtes commémorant la fondation de Québec.  Cette exposition d’envergure se promènera durant l’année à  venir dans les musées de la province pour ensuite revenir à La  Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire, l’été prochain,  dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire du passage  de Champlain clans la Vallée-du-Richelieu. Puis, elle voyagera à  travers le monde.  

Depuis plus de 35 ans, André Michel travaille à mieux faire connaître  la réalité des Autochtones d’aujourd’hui. Après avoir vécu  18 ans à Sept-Îles, dont 15 à partager leur vie dans la  forêt, il s’est établi à Mont-Saint-Hilaire après  le décès de son meilleur ami, le chanteur traditionnel Jean-Marie  McKenzie.  

André Michel est le fondateur des trois institutions muséales  de Sept-îles. À Mont-Saint-Hilaire, il a également fondé  le Musée des beaux-arts et le musée de La Maison amérindienne,  lieu d’échange, de partage et de rapprochement des peuples.  

L’exposition «J’aurai ta peau», présentée cet été  à Québec, est composée de 15 grands tableaux. André  Michel a habillé ses amis Innus de couvertures à points de la  Compagnie de la baie d’Hudson. Les légendes des œuvres, surtout  empruntées à la biographie autorisée de Peter C. Newman,  ne laisse aucun doute sur les intentions passées de la compagnie lors  de sa fondation en 1609.  

Les œuvres d’André Michel seront exposées à la Galerie  Linda Verge de Québec jusqu’au 3 août 2008 et au cours de l’été  2009, à La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire.

Galerie Linda Verge 

1049, avenue des Erables, Québec, Qc 

Canada - G1R 2N1 

Tél.: (418) 525-8393 

http://www.galerielindaverge.ca/

Comme un écrin

Lundi 30 juin 2008

En juillet à l’église Saint-Hilaire-de-Poitiers,  260, chemin des Patriotes, Mont-Saint-Hilaire 450 467-4434. Entrée libre  !  Exposition d’urnes cinéraires créées par un collectif d’artistes  de Mont-Saint-Hilaire. Les céramistes Diane Demers, José Drouin,  Jindrich Duziak, Marie-Ange Samon et Isabelle Villeneuve ont travaillé  dans l’esprit de fabriquer des créations originales pouvant contenir  des choses précieuses, d’où le nom Comme un écrin. L’exposition  est présentée en collaboration avec la Ville de Mont-Saint-Hilaire,  Tourisme Montérégie et la paroisse de Mont-Saint-Hilaire .

Une invitation à venir apprécier la beauté  de créations d’artistes de la région!

La Fête nationale à la ville de Mont-Saint-Hilaire

Lundi 23 juin 2008

L’incontournable rassemblement de la Fête nationale à Mont-Saint-Hilaire aura lieu le lundi 23 juin 2008, dans le secteur du vieux village,
et plus particulièrement face à l’église Saint-Hilaire sur le chemin des Patriotes, dès 19 h !

Des maquillages pour les enfants, la présence d’animateurs de rue et d’un magicien ainsi que la présentation d’un spectacle de percussions sauront divertir la foule en attente du traditionnel feu d’artifice prévu vers 22 h. C’est un rendez-vous pour toute la famille !

Les festivités se poursuivront le lendemain, soit le mardi 24 juin, sur le quai situé en bordure de la rivière. L’organisme Patrimoine hilairemontais vous offre l’opportunité de découvrir ou de redécouvrir l’histoire et les traditions liées à la pomiculture de 1908 à aujourd’hui.

Bienvenue à tous !

Restauration de la maison natale d’Ozias Leduc

Samedi 21 juin 2008

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, annonce l’attribution d’une subvention de 90,000$ au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire pour la restauration de la demeure qui fut la maison natale d’Ozias Leduc et qui présente un intérêt patrimonial important pour la municipalité de Mont-Saint-Hilaire. « Cette maison, où est né et a vécu cet artiste qui aimait sa région et qui en a défendu ardemment les beautés naturelles, est un bel exemple d’un patrimoine que nous avons le devoir de léguer à nos enfants », a déclaré la ministre St-Pierre.

La maison natale du peintre Ozias Leduc a été citée monument historique par la Ville de Mont-Saint-Hilaire en 2000, afin de souligner l’importance du personnage dans l’histoire de la municipalité. En plus d’être un témoignage de cet artiste-peintre, penseur et poète, l’intérêt de la demeure réside également dans le fait qu’elle présente une grande authenticité depuis sa construction en 1820. En effet, l’édifice de très petites dimensions est représentatif de la vie d’une famille modeste, alors que l’intérêt est plus souvent porté vers les demeures bourgeoises et citadines.

Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire désire favoriser sa mise en valeur afin de faire connaître l’œuvre et la pensée d’Ozias Leduc. Les travaux, jugés essentiels au maintien en bon état du bâtiment, concernent l’enveloppe extérieure du bâtiment, la couverture de bardeaux de cèdre, le clin des murs extérieurs ainsi que les fenêtres. L’aide financière de 90 000 $ provient du Fonds du patrimoine culturel québécois.

Rappelons que le Fonds du patrimoine culturel québécois propose de nouvelles mesures financières afin de soutenir la restauration, la mise en valeur et la diffusion des éléments significatifs du patrimoine québécois. Lancé en septembre 2006, le Fonds est doté d’une enveloppe annuelle de 10 M$ constituée d’une partie de la taxe sur le tabac, qui servait au remboursement du déficit olympique. Avec la contribution des partenaires, il devrait générer des investissements de l’ordre de 200 M$, d’ici 2011. Grâce à la création de ce fonds, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine peut soutenir la restauration d’un plus grand nombre de bâtiments, dont ceux protégés par les municipalités.

Source: Salle de presse, ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Recensement des intervenants culturels de Beloeil !

Mercredi 16 avril 2008

La Ville de Beloeil poursuit actuellement le recensement de l’ensemble des intervenants culturels de son territoire et ce, jusqu’au1er mai 2008.

Artistes de toutes disciplines (arts visuels, littérature, musique, cinéma, métiers d’arts, théâtre, danse, nouvelles technologies, etc.) et autres intervenants culturels (maisons de production, d’édition, etc.), nous voulons vous connaître!

Le but de ce recensement est d’abord de tracer un portrait culturel à jour du territoire beloeillois. Les intervenants culturels qui désireraient pourraient aussi être éventuellement invités à figurer dans un répertoire afin de faciliter le réseautage du milieu et la promotion du visage culturel beloeillois.Intervenants culturels beloeillois, merci de vous manifester en nous envoyant vos coordonnées à l’adresse : culture@ville.beloeil.qc.ca

Decouvrez la riche culture des Autochtones

Vendredi 15 février 2008

Située dans un cadre enchanteur au flanc du mont Saint-Hilaire, que les Abénakis appelaient Wigwomadensis, la Maison amérindienne veut mieux faire connaître l’héritage des premières nations.

Entrez au son des tambours et des rythmes amérindiens et découvrez toute la richesse de la culture de ces premiers habitants. Visitez les expositions permanentes sur la culture du maïs et de la courge ainsi que sur la transformation de l’eau d’érable, une technique ancestrale utilisée depuis des générations par les Amérindiens. Une autre exposition permanente vous invite à découvrir les talents d’artistes autochtones et métis. Vous pouvez même assister à une dégustation de mets à saveur amérindienne ou à une soirée de contes et légendes autochtones. À l’extérieur, des sentiers d’interprétation vous permettent de profiter du beau temps tout en vous initiant à la culture amérindienne.

Les trois photos suivantes témoignent de l’aspect des lieux à différentes époques.
1. L’érablière Louis Ducharme (1913)
2. La cabane à sucre Maurice Cardinal (1990)
3. La Maison des cultures amérindiennes (2008)

La Maison des Cultures Amérindiennes
510, montée des Trente
Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3H 2R8
Téléphone : 450 464-2500

Lettre À Jordi Bonet

Mardi 29 janvier 2008

«L’autre soir, je traversais le pont Jordi-Bonet reliant les villes de Beloeil et de Mont-Saint-Hilaire, et j’ai pris cette photo. C’était un moment spécial pour moi, parce que je me trouvais exactement devant la petite "plaque commémorative"(*) traitant de Jordi Bonet, de sa vie et de son art. C’est curieux, mais j’ai pensé à M. Bonet et je me suis demandé ce qu’il aurait pensé de voir un pont bâti en son honneur. Je crois que cela concorde bien avec le fait qu’il a travaillé beaucoup avec des métaux, dans ses sculptures et autres oeuvres. Sans doute aurait-il aimé ériger un grand pont, et peut-être en a-t-il construit un, entre Barcelone et Mont-Saint-Hilaire, entre la Catalogne et l’Espagne de sa jeunesse et le Québec. Mais peut-être qu’il a fait encore plus que ça. Nous savons que le sacré et lui étaient indissociables; moi en tout cas, je ne peux pas penser à lui, à sa vie, et son oeuvre, sans être ému par quelque chose de plus grand que la vie elle-même.

Et cela l’autre soir je l’ai ressenti en lisant à son sujet sur ce pont qui porte son nom, en regardant la rivière Richelieu, dans cet espace "entre" deux villes, à trente ans, entre la ville de ma naissance (Mont-Saint-Hilaire) et la ville ou j’habite présentement (dans un "entretemps" , comme un pont entre mon cheminement artistique et spirituel). Donc merci pour ce moment magique, M. Bonet, et pour tous les ponts construits en ton honneur. Un pont, c’était une très bonne idée, car une grande Tour, il me semble que ça n’aurait pas eu le même effet!

À bientôt!»

Marc-Alexandre Gagnon

(*) Jordi Bonet naît à Barcelone le 7 mai 1932, durant la guerre civile espagnole. Suite à la perte accidentelle de son bras droit à l’âge de sept ans, son père, chirurgien, l’initie au monde des arts. Fasciné par cet univers, il développe une passion et commence aussitôt à créer.

En 1954, il quitte l’Espagne sans aide financière et s’installe à Trois-Rivières où il est accueilli par des Québécois. Il y produit plusieurs oeuvres pour des églises. Ensuite, il rencontre à l’École des beaux-arts de Montréal Huguette Bouchard qui deviendra son épouse et de qui il aura trois enfants: Laurent, Stéphane et Sonia.

Après des années de misère, sa carrière prend un essor considérable. Puis, il produit plus d’une centaine de murales au Canada, aux États-Unis et en Arabie Saoudite. En 1969, il sculpte la célèbre murale du Grand Théâtre de Québec. La même année, Jordi Bonet acquiert le manoir Rouville-Campbell, alors laissé à l’abandon, pour installer ses ateliers. Il crée plusieurs sculptures en aluminium et en bronze.

Atteint de leucémie en 1973, il apprend qu’il lui reste un mois à vivre. Sa foi le pousse à se surpasser et l’amène à réaliser des oeuvres d’une grande lucidité.

De 1977 à 1979, il vit alternativement à Paris et à Mont-Saint-Hilaire et, malgré sa maladie, il continue à élaborer des projets. De cette période d’ailleurs naîtront plusieurs sculptures qui se retrouvent dans le palais du roi Fahd en Arabie Saoudite.

Outre sa contribution considérable à l’art québécois, Jordi Bonet a agi en père pour bon nombre de jeunes artistes venus le rejoindre au manoir Rouville-Campbell. Jordi Bonet est la preuve tangible que tout homme peut se réaliser pleinement.

Il est décédé le 25 décembre 1979.

(Source, Société d’histoire de Beloeil Mont-Saint-Hilaire)