Archive pour la catgorie ‘littérature’

Michel Tremblay au Cercle littéraire Françoise Loranger

Mardi 13 mai 2008

Le mercredi 21 mai prochain, le Cercle littéraire Françoise-Loranger recevra l’auteur Michel Tremblay à la bibliothèque de Mont-Saint-Hilaire. De la grande visite !

Né à Montréal, le 25 juin 1942, dramaturge, conteur, romancier et scénariste, Michel Tremblay aura connu un succès retentissant avec, entre autres, Les Belles-Sœurs ; À toi pour toujours, ta Marie-Lou ; Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges ; La Duchesse et le roturier ; Des nouvelles d’Édouard ; Un Ange cornu avec des ailes de tôles et Le trou dans le mur . Premier auteur à donner une place entière au « joual » dans son écriture, Michel Tremblay décrit surtout les difficultés des milieux populaires francophones de Montréal à partir des années quarante, notamment dans le cycle romanesque des Chroniques du Plateau Mont-Royal . Avec Les Vues animées en 1990 et Douze coups de théâtre en 1992, il entreprend la publication de récits autobiographiques, qu’il poursuit depuis.

Coût du billet : 8.00$.

Atelier d’écriture en compagnie de Mary Chouinard

Jeudi 1 mai 2008

À la Galerie Vincent d’Indy de Boucherville, dimanche le 4 mai à 14 hres, sous la direction de Joseph Bossis, venez participer à une expérience d’écriture en compagnie de l’artiste Mary Chouinard, sur le site de son exposition ”Tulipa”.

Bienvenue à tous, pour le plaisir de jouer avec les mots ! Galerie Vincent d’Indy 1075, rue Lionel-Daunais Boucherville

Festival de littérature de la Montérégie

Vendredi 11 avril 2008

L’Association des auteurs de la Montérégie tient chaque année son Festival de la littérature. Des activités diverses sont déployées à travers tout le territoire de la Montérégie. Cet événement étendu sur tout un mois, en avril, apporte un élément de culture, facile d’accès, à la population montérégienne. Pour cette 7e année, le lancement a eu lieu le 14 mars, à la bibliothèque de Brossard.

Le Festival de la littérature de la Montérégie est réalisé grâce à une contribution récurrente de la première vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de La Pinière, Fatima Houda-Pepin, qui finance les Grands Prix du livre de la Montérégie depuis le début. L’édition 2008 du Festival a également bénéficié d’un appui financier de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre. L’Association des auteurs de la Montérégie les remercie pour leur engagement dans le soutien au livre et à la lecture.

Le Festival de littérature de la Montérégie est en cours actuellement et clôturera le 2 mai par la remise des grands prix du livre.

Quelques activités et dates à retenir (se déroulant sur la Rive-sud) :

Dimanche, 13 avril
La musique et la littérature avec Juliette
Pomerleau …

Brunch littéraire
Yves Beauchemin
11h00
Bibliothèque de Brossard
7855, avenue San Francisco, Brossard
Lise Dubien (450) 923-6304 #6275

Mardi, 15 avril

Ces transports qui ont ouvert des mondes …
Les diligences (et quelques poussières) ont
révolutionné la vie des gens à une certaine
époque et le R-100 en a ébahi plus d’un.
Pierre Lambert
Michel Pratt

19h30
Société historique et culturelle du Marigot
440, chemin de Chambly, Longueuil
Michel Pratt (450) 677-4573

Mardi, 15 avril
Y a-t-il un âge pour devenir écrivain?
Deux jeunes auteurs démontrent qu’on
peut écrire à tout âge et que tout apprenti
écrivain, après avoir travaillé sérieusement
et avoir été parrainé, doit tenter sa chance
parce que ladite chance ne lui tombera pas
dessus… ou très rarement. Le où, le quand
et le comment seront à l’ordre du jour …
Clientèle : élèves du secondaire
Sophie Rondeau
Nadine Descheneaux

14h45 à 16h00
Bibliothèque de
l’École secondaire Antoine-Brossard
3055, boulevard de Rome, Brossard
Louise Gervais (450) 443-0010 #5012

Samedi, 19 avril et dimanche, 20 avril

Le Grand échange de livres de Longueuil
Marie-Paule Villeneuve
Paule Turgeon

de 12h00 à 17h00
Maison Gisèle Auprix-Saint-Germain
150, rue Grant, Longueuil
Marie-Paule Villeneuve (450) 616-6658

Dimanche, 20 avril

Café-brioche
Une jasette avec une auteure polyvalente,
à l’intérieur du Grand échange de livres de
Longueuil

Bernadette Renaud
Claire Caron, animatrice
11h00
Maison Gisèle Auprix-Saint-Germain
150, rue Grant, Longueuil
Marie-Paule Villeneuve (450) 616-6658

Dimanche, 20 avril

La maison, clé de mon écriture
Pour vous, mesdames, exploration de
l’imagerie créative dans la symbolique de
la maison
Danielle Normandin
13h00 à 16h00
Com’ Femmes
Centre de femmes de Brossard
6035, rue Adam, Brossard
Christiane Rouillard (450) 676-7719

Lundi, 21 avril
D’où vient cette hémorragie d’écriture chez
Sonia Marmen?

Rencontre avec cette auteure prolifique qui
jumelle avec bonheur histoire et fiction.
Sonia Marmen
19h30
Bibliothèque de Sainte-Catherine
5365, boulevard de Saint-Laurent,
Sainte-Catherine
Claire Caron (450) 659-4354

Lundi, 21 avril

Quand la vie est un roman
Trois auteurs de créneaux différents sont
réunis sur une même scène à titre de déclencheurs
pour encourager la relève. Leurs propos
seront appuyés par projection d’images
ou affiches imprimées. Interventions suivies
de période de questions et d’échanges.
Sylvain Meunier
Martine Richard
Jean-Marc Phaneuf

9h20 à 10h35
Polyvalente de Mortagne
955, rue Montarville, Boucherville

Le cercle littéraire Francoise-Loranger recoit Andrée A. Michaud

Mardi 8 avril 2008

Le mercredi 16 avril prochain, le Cercle littéraire Françoise-Loranger recevra l’auteure Andrée A. Michaud à la bibliothèque Armand Cardinal de Mont-Saint-Hilaire.

Née à Saint-Sébastien, le 12 novembre 1957, elle détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Parallèlement à son travail d’écrivaine, elle exerce le métier de réviseure et de rédactrice. Elle a également écrit deux textes pour le théâtre (Un paysage / Eine Landshaft/ A Landscape, inspiré d’un texte de Heiner Müller, et Cette petite chose) présentés par les Productions Recto-Verso à Québec, à Montréal et à Banff. Son cinquième roman, Le ravissement, a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général en 2001. Elle a rédigé un guide linguistique, Le français en santé, qui lui a valu une mention d’honneur aux Mérites du français 2002. En 2007, elle se mérite le Prix Ringuet du roman de l’Académie québécoise des lettres, pour Mirror Lake.Coût du billet : 8.00$.

L’auteure Andrée Laberge au Cercle littéraire Françoise-Loranger

Mardi 11 mars 2008

Le mercredi 19 mars prochain, (19h30 à la bibliothèque Armand-Cardinal située au 150, rue du Centre-Civique, Mont-Saint-Hilaire) le Cercle littéraire Françoise-Loranger recevra l’auteure Andrée Laberge. Née à Québec en 1953, docteure en épidémiologie, elle mène de front une carrière de chercheuse en santé publique et d’écrivaine. Formée aussi en service social, elle a travaillé pendant plusieurs années auprès des personnes en difficulté. La rivière du loup est son troisième roman. Les deux précédents s’intitulaient Les oiseaux de verre et L’aguayo . Coût du billet : 8.00$.

Conférence de Robert Lalonde

Mardi 12 février 2008

Le mercredi 20 février prochain, (19h30 à la bibliothèque Armand-Cardinal située au 150, rue du Centre-Civique, Mont-Saint-Hilaire) le Cercle littéraire Françoise-Loranger recevra l’auteur Robert Lalonde. Né à Oka, le 22 juillet 1947, il est à la fois professeur d’art dramatique, acteur et homme de scène mais se consacre également à l’adaptation de textes pour le théâtre et à l’écriture romanesque. Robert Lalonde a obtenu le Prix Robert Cliche en 1981 pour La Belle épouvante , le Prix Jean-Macé en 1982 pour Le Dernier été des indiens, le Prix Paris-Québec en 1985 pour Une belle journée d’avance , le Grand Prix de la Ville de Montréal en 1988 pour Le Fou du père et le Prix des lectrices Elle Québec en 1992 pour L’Ogre de Grand Remous . Son roman Le Petit Aigle à tête blanche a été récompensé à deux reprises : en 1994 par le Prix du Gouverneur général du Canada et en 1995 par le Prix France-Québec. Son dernier livre Espèces en voie de disparition a été publié en 2007. Titre de sa conférence : En lisant, en écrivant.

Coût du billet : 8.00$.

Passionnée d’écriture

Mercredi 6 février 2008

«Les marins le savent… Barrer un voilier, c’est comme mener sa vie…
Il suffit de trouver son cap et de le garder…»

marilau

Pour le plaisir des mots et pour amarrer dans l’univers poétique de marilau, c’est ici: Au tournesol
Vous y trouverez: ses récits de vie, ses textes poétiques, ses moments de réflexion, ses coups de coeur… qui deviendront rapidement les vôtres !

Élise Turcotte au Cercle littéraire Françoise-Loranger

Mardi 22 janvier 2008

Le Cercle littéraire reprendra le mercredi 6 février prochain ( 19h30 toujours, et à la bibliothèque Armand-Cardinal située au 150, rue du Centre-Civique, Mont-Saint-Hilaire) la soirée "Élise Turcotte" qui devait avoir lieu le 20 décembre dernier.

L’auteure avait été empêchée de sortir de Montréal par des conditions météo exécrables.

Poète et romancière, Élise Turcotte a publié plusieurs recueils de poésie dont La voix de Carla (VLB, prix Émile-Nelligan 1987), La terre est ici (VLB, Prix Émile-Nelligan 1989), Sombre Ménagerie (Grand Prix du festival international de la poésie 2002, prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire 2002). Elle a aussi publié des nouvelles (Caravane, Leméac, 1994), trois romans, Le bruit des choses vivantes (Leméac, Prix Louis-Hémon, 1991), L’ île de la Merci (Leméac, 1997) et La maison étrangère (Leméac, 2002) ainsi que plusieurs livres pour enfants. Ses livres sont traduits en anglais, en catalan et en espagnol. Elle a remporté en 2003 le Prix du Gouverneur Général pour La maison étrangère.

Coût du billet: $8.00 pour les non-membres.

Marie-Sissi Labrèche au Cercle littéraire Françoise Loranger

Mardi 8 janvier 2008

Le mercredi 16 janvier prochain, le Cercle littéraire Françoise-Loranger recevra l’auteure Marie-Sissi Labrèche, à la bibliothèque municipale de Mont-Saint-Hilaire, à 19h 30.

Veuillez s.v.p. prendre note d’un changement à la programmation; Marie-Sissi Labrèche est l’invitée de janvier, en lieu et place de Michel Tremblay, qui lui se verra déplacer en mai, le 21.

Marie-Sissi Labrèche est née à Montréal en 1969. Elle a suivi une formation en psychologie et en sexologie, puis obtenu une maîtrise en création littéraire. Depuis 1995, elle est journaliste pour la presse féminine: Clin d’œil , Filles Clin d’œil , Femmes Plus et Lou , une revue européenne. Elle a été scripte pour l’émission Flash de même que chroniqueuse pour l’émission Clin d’œil à TVA. Ses romans,   Borderline, La brèche et La lune dans un HLM ont été traduits en grec, en allemand, en néerlandais et en russe.

Coût du billet : 8.00$.

L’enfant de l’ennemi par l’auteur Kees Vanderheyden

Mercredi 2 janvier 2008

M. Vanderheyden a récemment publié aux Éditions de la Paix “L’enfant de l’ennemi”, un livre véhiculant des valeurs de paix, d’amour et de compassion. L’auteur y raconte comment, 50 ans plus tard, il a repéré la jeune Traudi, que sa famille avait hébergée durant la Seconde guerre mondiale au Pays-Bas. Le résultat de cette recherche qui a duré une dizaine d’années a pris la forme d’un récit tout à fait ahurissant.

Kees Vanderheyden est arrivé au Canada en compagnie de sa famille en 1954. Il a travaillé pendant 25 ans en tant que responsable de la planification et du développement à Radio-Québec; il est maintenant directeur du Centre de la nature de Mont-Saint-Hilaire.Il est aussi l’auteur de La guerre dans ma cour.

Extrait de «L’enfant de l’ennemi » (éditions de la Paix), 135 pages

«Il y a peu de sympathie pour l’Allemagne qui a entraîné tant de pays dans l’horreur et la misère. Les Pays-Bas ont terriblement souffert de la guerre: plus de cent mille morts, l’extermination des citoyens juifs, trois cent mille ouvriers envoyés de force comme esclaves dans les usines et les mines allemandes où des milliers mourront, la famine, des villes détruites. Le dicton court parmi les Néerlandais en colère : Un bon Allemand est un Allemand mort.

Maman travaille comme bénévole à la Croix-Rouge et a offert d’accueillir un des ces enfants dans notre foyer. Nous sommes six enfants, entre six mois et quinze ans, deux filles et quatre garçons. Je suis l’aîné. Nous habitons à Oisterwijk, une jolie petite ville dotée de lacs et de boisés, dans le sud du pays. Notre maison, au toit de chaume, donne sur une rue ombragée, bordée de grands arbres, tout près d’un boisé de sapins, qui cache un mystérieux cimetière juif. Ce boisé et notre jardin, avec ses petits pommiers et ses groseilliers, constituent nos terrains de jeux. En juin 1944, notre maison a été occupée par des soldats allemands et est devenue, au moment de la libération, en octobre 1944, un hôpital de campagne pour des soldats alliés blessés.

La guerre avec ses misères et ses horreurs est encore vive dans nos mémoires. L’invasion allemande a déferlé sur mon pays au lendemain de ma première communion, le 10 mai 1940. En 1943, la diphtérie nous a arraché mes deux petites sœurs, Troeleke et Elleke. Chaque jour, les bombardiers sillonnaient le ciel en grondant au-dessus de nous, en route vers l’Allemagne. À l’été 1944, après quatre années d’occupation, un général allemand et son état-major ont brutalement réquisitionné notre maison. La guerre a ainsi planté ses bottes dans notre cour. Les Heil Hitler(1) et les Sieg Heil(2) résonnaient dans la maison. Les Canadiens sont enfin venus nous délivrer de l’occupation allemande, le vendredi 27 octobre 1944.

Trois années plus tard, une voiture s’arrête devant notre maison, à Oisterwijk. Une femme en uniforme, le symbole de la Croix-Rouge sur son brassard, descend, suivie d’une petite fille aux cheveux noirs. L’enfant porte une valise brune. Un carton attaché à un cordon autour de son cou indique son nom, Traudi Berndl. Elle vient de faire le pénible voyage en train depuis Vienne à travers des villes en ruines pour aboutir devant la porte d’une famille néerlandaise, les Vanderheyden, qu’elle ne connaît pas, mais qui a accepté de l’accueillir pour lui redonner ses couleurs et sa santé.

Ce matin, la maison est silencieuse. Les trois aînés, moi- même, Charlotte et Gabriel, sont pensionnaires et ne reviendront que dans un mois pour la fête de Pâques. Anneke est à l’école du village. Le plus jeune, Charles, est dans son berceau, et son frère Jan, quatre ans, clopine, le pied bandé, car il a renversé un chaudron d’eau bouillante sur son pied.

La représentante de la Croix-Rouge hollandaise sonne.

–Bonjour, Madame. Tel qu’entendu, je vous amène Traudi Berndl, votre visiteuse allemande. Je sais que vous en prendrez bien soin. L’adresse de sa maman est inscrite sur le carton qu’elle porte au cou. À bientôt.

La petite Traudi, timide et inquiète devant cette famille qu’elle ne connaît pas et dont elle ne parle pas la langue, n’ose pas lever les yeux. Elle tient sa petite valise brune qui contient ses vêtements rapiécés. Elle est blême et timide, mais d’un tempérament vif. Traudi aux beaux yeux a huit ans.

La surprise est grande quand nous voyons cette petite qui nous vient du pays de nos anciens occupants et qui parle cette langue rude qui nous a tant choqués. Mais à l’exemple de maman, nous l’accueillons comme un membre de la famille, une autre « petite sœur ». Traudi a le même visage et le même âge que ma petite sœur Troeleke, morte de la diphtérie au milieu de la guerre. Elle me fait penser aux enfants du soldat allemand qui, un jour de l’été 1944, m’avait montré la photo de sa femme et de ses cinq enfants, tous morts sous les bombes des Alliés………»

Notation:  1. Salut Hitler !  2. Victoire Salut

Accent Grave, un blogueur de Beloeil, a fait un excellent billet sur ce livre et sur son auteur!