Archive pour la catgorie ‘histoire’

La Fête nationale à la ville de Mont-Saint-Hilaire

Lundi 23 juin 2008

L’incontournable rassemblement de la Fête nationale à Mont-Saint-Hilaire aura lieu le lundi 23 juin 2008, dans le secteur du vieux village,
et plus particulièrement face à l’église Saint-Hilaire sur le chemin des Patriotes, dès 19 h !

Des maquillages pour les enfants, la présence d’animateurs de rue et d’un magicien ainsi que la présentation d’un spectacle de percussions sauront divertir la foule en attente du traditionnel feu d’artifice prévu vers 22 h. C’est un rendez-vous pour toute la famille !

Les festivités se poursuivront le lendemain, soit le mardi 24 juin, sur le quai situé en bordure de la rivière. L’organisme Patrimoine hilairemontais vous offre l’opportunité de découvrir ou de redécouvrir l’histoire et les traditions liées à la pomiculture de 1908 à aujourd’hui.

Bienvenue à tous !

Restauration de la maison natale d’Ozias Leduc

Samedi 21 juin 2008

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, annonce l’attribution d’une subvention de 90,000$ au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire pour la restauration de la demeure qui fut la maison natale d’Ozias Leduc et qui présente un intérêt patrimonial important pour la municipalité de Mont-Saint-Hilaire. « Cette maison, où est né et a vécu cet artiste qui aimait sa région et qui en a défendu ardemment les beautés naturelles, est un bel exemple d’un patrimoine que nous avons le devoir de léguer à nos enfants », a déclaré la ministre St-Pierre.

La maison natale du peintre Ozias Leduc a été citée monument historique par la Ville de Mont-Saint-Hilaire en 2000, afin de souligner l’importance du personnage dans l’histoire de la municipalité. En plus d’être un témoignage de cet artiste-peintre, penseur et poète, l’intérêt de la demeure réside également dans le fait qu’elle présente une grande authenticité depuis sa construction en 1820. En effet, l’édifice de très petites dimensions est représentatif de la vie d’une famille modeste, alors que l’intérêt est plus souvent porté vers les demeures bourgeoises et citadines.

Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire désire favoriser sa mise en valeur afin de faire connaître l’œuvre et la pensée d’Ozias Leduc. Les travaux, jugés essentiels au maintien en bon état du bâtiment, concernent l’enveloppe extérieure du bâtiment, la couverture de bardeaux de cèdre, le clin des murs extérieurs ainsi que les fenêtres. L’aide financière de 90 000 $ provient du Fonds du patrimoine culturel québécois.

Rappelons que le Fonds du patrimoine culturel québécois propose de nouvelles mesures financières afin de soutenir la restauration, la mise en valeur et la diffusion des éléments significatifs du patrimoine québécois. Lancé en septembre 2006, le Fonds est doté d’une enveloppe annuelle de 10 M$ constituée d’une partie de la taxe sur le tabac, qui servait au remboursement du déficit olympique. Avec la contribution des partenaires, il devrait générer des investissements de l’ordre de 200 M$, d’ici 2011. Grâce à la création de ce fonds, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine peut soutenir la restauration d’un plus grand nombre de bâtiments, dont ceux protégés par les municipalités.

Source: Salle de presse, ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

Conférence sur Samuel de Champlain

Dimanche 30 mars 2008

Déjà connu des membres de la Société d’histoire de Belœil - Mont-Saint-Hilaire, Marcel Fournier est une figure marquante dans le domaine de l’histoire et de la généalogie au Canada et en France. Dans le cadre des festivités du 400e anniversaire de Québec, Marcel Fournier donnera une conférence sur Samuel de Champlain le 31 mars à 19 h 30 à la bibliothèque de Beloeil (620, rue Richelieu).

La tournée de conférence que Marcel Fournier mène présentement sur ce sujet le conduira jusqu’à Saint-Malo au mois de mai. Il est l’auteur prolifique d’une vingtaine de publications. L’œuvre maîtresse de Marcel fournier s’intitule Les Français au Québec 1765-1865 paru en 1995. Il est également l’auteur des ouvrages suivants: Dictionnaire biographique des Bretons en Nouvelle-France (1981), Les Bretons en Amérique du Nord des origines à 1770 (1987), Les Européens au Canada (1989) et De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France (1992).

Depuis 1998, Marcel Fournier coordonne le projet franco-québécois de recherche sur les origines familiales des émigrants français et étrangers établis au Canada des origines à 1865 (Le Fichier origine). Il dirige également le Projet Montcalm depuis 2006 qui consiste en une vaste étude sur les soldats des troupes françaises envoyés en Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans (1755-1760).

Marcel Fournier occupe la présidence de la Société généalogique canadienne-française depuis 1999 et du comité de commémoration de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, depuis 2003. Il a également été élu membre titulaire de l’Académie internationale de Généalogie à San Marino en juin 2001. Pour l’ensemble de son œuvre historique et généalogique, il a reçu le prix Archange-Godbout en 2003, l’une des plus hautes distinctions au Québec dans le domaine.

Comment vous nommez-vous?

Samedi 29 mars 2008

Voici à titre de curiosité et/ou d’intérêt, les noms de quelques gentillés de la région immédiate d’Artum. La liste est constituée du toponyme * à gauche, suivi du gentilé * et de la date de l’attestation la plus ancienne du gentilé. Ces données ont été répertoriées par Jean-Yves Dugas *, et la liste complète des toponymes du Québec se retrouve ici . (Commission de toponymie du Québec).

Beloeil, Beloeillois, Beloeilloise (1972)
Calixa-Lavallée, Calixois, Calixoise (1986)
Otterburn Park, Otterburnois, Otterburnoise (1994)
Marieville, Marievillois, Marievilloise (1978)
Montérégie, Montérégien, Montérégienne (1980)
Mont-Saint-Hilaire, Hilairemontais, Hilairemontaise (1978)
Saint-Basile-le-Grand, Grandbasilois, Grandbasiloise (1981)
St-Bruno-de-Montarville, Montarvillois, Montarvilloise (1981)
Saint-Jean-Baptiste, Jean-Baptistois, Jean-Baptistoise, (1991)
Saint-Jean-sur-Richelieu, Johannais, Johannaise (1970)
Sainte-Julie, Julievillois, Julievilloise (1987)
Saint-Marc-sur-Richelieu, Saint-Marcois, Saint-Marcoise (1984)
Vallée-du-Richelieu, Richelain, Richelaine (1978)

*Jean-Yves Dugars
Titulaire d’une maîtrise en linguistique de l’Université Laval et latiniste de formation, il a travaillé dans les domaines de l’enseignement, de la terminologie, de la toponymie et de l’onomastique. Spécialiste des gentilés du Québec, il est l’auteur d’un important Répertoire des gentilés du Québec (1987) et de plus de 140 articles qui portent sur la désignation collective des habitants, les noms de lieux québécois, les blasons populaires, l’anthropochoronymie du Québec et la terminologie géographique. Il a collaboré à quelques ouvrages lexicographiques québécois, ainsi qu’au Nouveau Petit Robert.

*Gentilé : dénomination des habitants d’un lieu
*Toponyme : nom propre attribué à une entité géographique

Decouvrez la riche culture des Autochtones

Vendredi 15 février 2008

Située dans un cadre enchanteur au flanc du mont Saint-Hilaire, que les Abénakis appelaient Wigwomadensis, la Maison amérindienne veut mieux faire connaître l’héritage des premières nations.

Entrez au son des tambours et des rythmes amérindiens et découvrez toute la richesse de la culture de ces premiers habitants. Visitez les expositions permanentes sur la culture du maïs et de la courge ainsi que sur la transformation de l’eau d’érable, une technique ancestrale utilisée depuis des générations par les Amérindiens. Une autre exposition permanente vous invite à découvrir les talents d’artistes autochtones et métis. Vous pouvez même assister à une dégustation de mets à saveur amérindienne ou à une soirée de contes et légendes autochtones. À l’extérieur, des sentiers d’interprétation vous permettent de profiter du beau temps tout en vous initiant à la culture amérindienne.

Les trois photos suivantes témoignent de l’aspect des lieux à différentes époques.
1. L’érablière Louis Ducharme (1913)
2. La cabane à sucre Maurice Cardinal (1990)
3. La Maison des cultures amérindiennes (2008)

La Maison des Cultures Amérindiennes
510, montée des Trente
Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3H 2R8
Téléphone : 450 464-2500

Lettre À Jordi Bonet

Mardi 29 janvier 2008

«L’autre soir, je traversais le pont Jordi-Bonet reliant les villes de Beloeil et de Mont-Saint-Hilaire, et j’ai pris cette photo. C’était un moment spécial pour moi, parce que je me trouvais exactement devant la petite "plaque commémorative"(*) traitant de Jordi Bonet, de sa vie et de son art. C’est curieux, mais j’ai pensé à M. Bonet et je me suis demandé ce qu’il aurait pensé de voir un pont bâti en son honneur. Je crois que cela concorde bien avec le fait qu’il a travaillé beaucoup avec des métaux, dans ses sculptures et autres oeuvres. Sans doute aurait-il aimé ériger un grand pont, et peut-être en a-t-il construit un, entre Barcelone et Mont-Saint-Hilaire, entre la Catalogne et l’Espagne de sa jeunesse et le Québec. Mais peut-être qu’il a fait encore plus que ça. Nous savons que le sacré et lui étaient indissociables; moi en tout cas, je ne peux pas penser à lui, à sa vie, et son oeuvre, sans être ému par quelque chose de plus grand que la vie elle-même.

Et cela l’autre soir je l’ai ressenti en lisant à son sujet sur ce pont qui porte son nom, en regardant la rivière Richelieu, dans cet espace "entre" deux villes, à trente ans, entre la ville de ma naissance (Mont-Saint-Hilaire) et la ville ou j’habite présentement (dans un "entretemps" , comme un pont entre mon cheminement artistique et spirituel). Donc merci pour ce moment magique, M. Bonet, et pour tous les ponts construits en ton honneur. Un pont, c’était une très bonne idée, car une grande Tour, il me semble que ça n’aurait pas eu le même effet!

À bientôt!»

Marc-Alexandre Gagnon

(*) Jordi Bonet naît à Barcelone le 7 mai 1932, durant la guerre civile espagnole. Suite à la perte accidentelle de son bras droit à l’âge de sept ans, son père, chirurgien, l’initie au monde des arts. Fasciné par cet univers, il développe une passion et commence aussitôt à créer.

En 1954, il quitte l’Espagne sans aide financière et s’installe à Trois-Rivières où il est accueilli par des Québécois. Il y produit plusieurs oeuvres pour des églises. Ensuite, il rencontre à l’École des beaux-arts de Montréal Huguette Bouchard qui deviendra son épouse et de qui il aura trois enfants: Laurent, Stéphane et Sonia.

Après des années de misère, sa carrière prend un essor considérable. Puis, il produit plus d’une centaine de murales au Canada, aux États-Unis et en Arabie Saoudite. En 1969, il sculpte la célèbre murale du Grand Théâtre de Québec. La même année, Jordi Bonet acquiert le manoir Rouville-Campbell, alors laissé à l’abandon, pour installer ses ateliers. Il crée plusieurs sculptures en aluminium et en bronze.

Atteint de leucémie en 1973, il apprend qu’il lui reste un mois à vivre. Sa foi le pousse à se surpasser et l’amène à réaliser des oeuvres d’une grande lucidité.

De 1977 à 1979, il vit alternativement à Paris et à Mont-Saint-Hilaire et, malgré sa maladie, il continue à élaborer des projets. De cette période d’ailleurs naîtront plusieurs sculptures qui se retrouvent dans le palais du roi Fahd en Arabie Saoudite.

Outre sa contribution considérable à l’art québécois, Jordi Bonet a agi en père pour bon nombre de jeunes artistes venus le rejoindre au manoir Rouville-Campbell. Jordi Bonet est la preuve tangible que tout homme peut se réaliser pleinement.

Il est décédé le 25 décembre 1979.

(Source, Société d’histoire de Beloeil Mont-Saint-Hilaire)

 

Le patrimoine hilairemontais

Dimanche 30 décembre 2007

Le temps des Fêtes au début du siècle dernier

De nos jours, dans l’imaginaire de la majorité des enfants de chez nous, il est difficile d’envisager le temps des Fêtes sans les cadeaux et les nombreuses surprises déposées au pied du sapin. Cette coutume ne semble être apparue au Québec que vers les années 1930. À cette époque, dans plusieurs familles, les enfants avaient l’habitude d’accrocher leur bas au pied du lit avant de se coucher, mais que la veille du jour de l’An seulement, ils espéraient bien y trouver quelques petits trésors à leur réveil. Malheureusement, il n’était pas rare, dans les familles nombreuses surtout, de n’y trouver qu’une orange… ou un morceau de charbon.

Les enfants de Saint‑Hilaire ne s’en trouvaient pas plus malheureux. Pour leur part, la femeture des écoles du 24 décembre à la fête des Rois Mages le 6 janvier était une occasion idéale pour s’en donner à coeur joie dans les énormes bancs de neige autour des maisons. Au grand désespoir des adultes qui avaient dû déblayer à la pelle un passage de la maison au chemin; les enfants utilisaient souvent ces amas de neige pour s’en faire des glissoires ou des abris pour des batailles de balles de neige. Même si la majorité des enfants ne possédaient pas d’équipements sophistiqués, ils trouvaient toujours le moyen de se fabriquer des traîneaux et de s’organiser des jeux de toutes sortes. La journée de Noël même, n’était pas très différente d’un dimanche ordinaire; plusieurs familles en profitaient pour faire des visites ou recevoir des voisins et des amis.

L’assistance à la messe de minuit, qui précédait le réveillon de Noël avec la tourtière, la dinde, le ragoût, les pommes de terre, sans oublier une bonne tranche de bûche de Noël, était l’événement le plus important pour les adultes. Il est intéressant de noter que l’orgue de l’église de St-Hilaire a été livrée un 25 décembre. Était-ce pour profiter de la disponibilité des hommes pour monter les pièces au jubé?

Source: Andrée Pinsonneault, Patrimoine hilairemontais, “À Flanc de Culture”, décembre 2007.

Oeuvre: Gilles Poisson

Pierre Lambert raconte Mont-Saint-Hilaire

Samedi 29 décembre 2007

Le mont Saint-Hilaire, à trente kilomètres à l’est de Montréal, a toujours présenté une aura de mystère, sans doute en raison de ses cristaux uniques et de ses falaises impressionnantes, dramatiques, qui ont longtemps amené les voyageurs à croire qu’il s’agissait du relief le plus élevé du Québec. Il ne faut pas s’étonner que les premiers habitants en aient peuplé les crevasses de fées tandis que le mystérieux lac Hertel, tout au centre, annonçait la route vers le diable et l’enfer.

Connu des Amérindiens, cartographié par Champlain dès 1612, le mont se retrouve au cœur de la seigneurie de Rouville de la famille Hertel. Tout au long du XIXe siècle, sous l’impulsion des seigneurs, pomiculture et acériculture se développent. L’érection d’une immense croix sur le sommet du Pain de Sucre témoigne du renouveau catholique au Québec. Lieu touristique fort prisé, peintres et écrivains ont chanté les beautés du mont.En 1913, Andrew Hamilton Gault profite des difficultés économiques des seigneurs Campbell et acquiert le mont Saint-Hilaire, le préservant ainsi de la spéculation. En 1958, l’Université McGill hérite de la montagne, qui devient la réserve naturelle Gault. Aujourd’hui, la fréquentation de la montagne pose avec acuité le problème de la préservation des richesses naturelles.

Dans son livre, Pierre Lambert présente en détail le mont Saint-Hilaire, tant du point de vue de l’histoire naturelle que de l’histoire sociale, économique et culturelle. Il vient combler une lacune longtemps ressentie par les visiteurs et par les amoureux des beaux coins du Québec.

Pierre Lambert est géographe, historien, bibliothécaire et conteur. Il est le fondateur des Cahiers de la Société d’histoire de Belœil–Mont-Saint-Hilaire. Nommé membre émérite de cette société en 1997, il a également reçu la médaille d’honneur de la Société d’histoire de la vallée du Richelieu en 1999 en plus de celle de l’Assemblée nationale du Québec en 2006 pour sa contribution exceptionnelle à l’histoire.