Suite au grand succès remporté par la première soirée Cinémascope, la Maison Villebon récidive en présentant, le jeudi 8 mai à 19h, une deuxième soirée lors de laquelle nous aurons l’honneur et le bonheur de recevoir le grand cinéaste beloeillois Michel Brault. Récipiendaire du Jutra Hommage en 2005, Michel Brault représente l’une des plus grandes figures du cinéma québécois. Il a choisi de présenter au public l’un des films les plus marquants qu’il ait réalisé; un chef d’œuvre du cinéma direct portant sur les habitants de l’Île-aux-Coudres, Pour la suite du monde. Voilà une occasion unique de voir ou de revoir ce film – le premier film canadien à avoir été présenté à Cannes – et d’échanger en personne avec l’un de ses créateurs, qui, à l’aube de ses 80 ans, est toujours actif dans le milieu.
Le nom de Michel Brault est associé au générique de pas moins de deux cents films. Né à Montréal en 1928, il a été tour à tour caméraman, directeur de la photographie, réalisateur et producteur. Il a notamment participé à quatre des dix meilleurs films canadiens de tous les temps. En 1956, il entre à l’ONF où il tournera une quarantaine de courts et de moyens métrages. Outre Claude Jutra, il a pour partenaires principaux plusieurs autres grands noms du cinéma d’ici : Jacques Giraldeau, Fernand Dansereau, Louis-Georges Carrier, Claude Fournier et Gilles Groulx. C’est avec ce dernier qu’il coréalise, en 1958, Les Raquetteurs, film qui aura une influence déterminante sur l’équipe française de l’ONF : celle-ci s’engagera résolument dans la voie du mouvement direct dont Brault et ses collègues se voient attribuer la paternité.
Après un séjour en France où il tourne avec Jean Rouch et Mario Ruspoli, Michel Brault réalise, avec Pierre Perrault, Pour la suite du monde et L’Acadie, œuvres capitales sur le plan cinématographique et sociologique. En 1996, il renoue avec le documentaire et réalise un film d’une heure sur le peintre Ozias Leduc. Michel Brault a signé comme caméraman et directeur photo une foule de grands films, dont : Mon oncle Antoine (1971) et Kamouraska (1973) de Claude Jutra; Mourir à tue-tête (1978) d’Anne-Claire Poirier et Le Temps d’une chasse (1972) et Les Bons débarras (1979) de Francis Mankiewicz. Il signe son premier long métrage de fiction en 1967 intitulé Entre la mer et l’eau douce. Puis, il réalise Les Ordres (1974), film magistral qui lui vaut le prix de la mise en scène au festival de Cannes et quatre prix Génie. Suivent Les Noces de papier (1989); Montréal vu par… (co-réalisation, 1991); Shabbat Shalom (1992), Mon amie Max (1993) et Quand je serai parti… vous vivrez encore (1999).
En plus du Jutra Hommage, Michel Brault a reçu pour l’ensemble de son œuvre le prix Victor-Morin (1975), le Prix Molson (1980), le prix Québec-Alberta (1986), le prix Albert-Tessier (1986) et le prix du Gouverneur général (1996).
Une occasion unique d’échanger avec ce créateur beloeillois exceptionnel, reconnu internationalement!
Ciné-causerie avec Michel Brault à la Maison Villebon
Le jeudi, 8 mai à 19h
OUVERT À TOUS! ENTRÉE LIBRE!
PLACES LIMITÉES! PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS ASSIS !
Info. : www.beloeilsurlaculture.blogspot.com et 450 467-7872
La Maison Villebon est située au 630, rue Richelieu à Beloeil (*voisine de la Bibliothèque et du Centre culturel).